Le commerce informel des haïtiens banni des places publiques; les guérites détruites.

La Municipalité de Santiago chasse les haïtiens des places publiques de cette ville et détruit leurs négoces. Désormais, il leur faut une autorisation de la Mairie

Santiago, mardi 12 juillet 2017 .-Partir d’Haïti pour se retrouver sous le soleil de la République Dominicaine à la recherche d’un mieux-être, est une chose, mais trouver un abri pour se protéger des averses la nuit, et trouver le pain quotidien en est toute une autre chose pour ces malheureux concitoyens.

C’est le cas pour des centaines d’ haïtiens arrivés illégalement en République Dominicaine et pour survivre étaient contraints de « construire » des taudis sur des places publiques à Santiago, une ville importante du pays. Les dominicains, moins de 24 heures après des débats houleux soulevés à la suite d’un flux migratoire montrant des images des haïtiens traversant illégalement la frontière, la Mairie de Santiago est passée mardi matin à l’action.

Elle a décidé avec l’envoi d’une brigade spéciale de faire appliquer une résolution municipale prise la veille. Cette résolution, a pris connaissance Rezo Nòdwès, bannit toutes activités de commerce informel des haïtiens dans les lieux publics. Les maisonnettes ont été démantelées et ces compatriotes se retrouvent aujourd’hui sans abri.

Une source a rapporté au journal Rezo Nòdwès avoir en vain essayé de contacter le Consulat haïtien à Santiago pour savoir les dispositions qui seront adoptées pour venir en aide à ces ressortissants déguerpis.

Plusieurs de ces compatriotes, rapporte le journal Listin Dirio, ont fait savoir que la Mairie de Santiago leur demande de retirer un certificat d’autorisation légale avant de vendre quoique ce soit dans les rues et dans les pars et places publiques. Le hic, ces certificats ne s’obtiennent qu’avec de documents légaux soumis à la Municipalité pour l’obtention de ces permis.

Un haïtien du nom de Paul Baptiste Pierre, basé depuis quelques années à Santiago, a révélé Listin Diario« , se désolidarise du groupe des pourchassés du fait que lui, ait en sa possession de documents légaux pour vivre dans le pays. « Cela signifie que nous devons partir d’ici à cause des haïtiens qui vivent ici illégalement et ont rendu pour nous autres difficile d’obtenir cette carte » a-t-il déclaré.

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