Vous avez 2 semaines, soit avant le 4 août 2017 pour traverser la frontière Canadienne et faire votre demande d’asile.

Suite à la menace de l’administration Trump  d’enlever le statut de protection temporaire aux bénéficiaires haïtiens, victimes du séisme de janvier 2010, plusieurs dizaines, inquiets et pris de panique franchissent de façon illégale la frontière canadienne. Face à cette situation, les autorités canadiennes débordées redoublent d’efforts en vue de gérer cet afflux.

« Traiter les dossiers et parvenir à loger temporairement les nouveaux arrivants », tel est l’objectif fixé par les autorités canadiennes, pour soutenir les haïtiens en quête d’asile à cause de l’inquiétude grandissante due à l’enlèvement de leur statut de protection temporaire, annoncé par l’administration Trump. Ces haïtiens demandeurs d’asile, dont le nombre est évalué à environ 1667, sont présentement logés à Montréal, en attendant que le traitement de leur dossier soit finalisé.

Selon Raphaëlle Fragasso, du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, 3 sites d’hébergement temporaires sont ouverts depuis le lundi 24 juillet 2017 pour accueillir ces réfugiés.  « On va ouvrir un quatrième site, et des hôtels seront mis à profit », assure-t-elle.

Par ailleurs, malgré leur désir de soutenir les haïtiens concernés en accélérant le traitement des dossiers, Jean-Pierre Fortin se plaigne de la situation de ses agents en sous-effectif : « Nos agents sont extrêmement fatigués. Beaucoup tombent malades », révèle-t-il.  « Imaginez : cela prend huit heures par dossier. Multipliez par les centaines de demandeurs qui passent pendant la semaine, et vous avez un peu le portrait », poursuit le président du syndicat des douaniers.

De son côté, le ministère du Travail du Québec, conscient de l’augmentation double des dossiers comparativement à 2016, affirme avoir renforcé ses ressources à l’idée de parvenir à leur traitement en un temps record.

Toutefois, le ministre fédéral de l’Immigration, John McCallum encourage les Haïtiens sans statut à se manifester en urgence, car la suspension temporaire des renvois (STR), reconduite sans interruption depuis 2004, arrivera à terme dans deux semaines, soit le 4 août 2017. Avant cette date incontestable pour le moment, si les concernés ne font aucune demande « il serait possible qu’ils soient déportés », prévient le ministre.

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