« Il est important pour nous d’avoir une armée », a avoué le président d’ Haïti qui recevait dimanche une délégation de congressmen américains de passage à Port-au-Prince

P-au-P, 31/07/17 .-Le chef de l’Etat, M. Jovenel Moise, qui envoie cette semaine son ministre de la Défense au Parlement, défendre son plan de remobiliser la défunte armée très décriée pendant toute son histoire, selon toute vraisemblance, ne se soucie pas de savoir si son projet ne fait pas l’unanimité dans la société et même dans les rangs de ses alliés PHTK.

En recevant dimanche au Palais National une délégation de parlementaires américains revenant d’une rencontre avec Danilo Medina, le président Jovenel Moise a réitéré la nécessité pour le pays de se doter d’une force militaire armée. Il a argué que l’armée pourra pleinement s’impliquer dans le processus du développement du pays tout en assurant notamment la surveillance des frontières et de garantir la sécurité nationale.

Ce thème de surveillance des frontières et de maintien de la sécurité nationale, font remarquer des observateurs, était avancé par François Duvalier le 28 juillet 1958, lors de la création du Corps des Tontons Makouts, devenu par la suite tristement célèbre en Haïti avec ces milices qui rançonnaient la population au prix d’épargne de leur vie.

Cependant, sur le compte personnel Twitter de M. Moise, nous pouvons lire que le président a « reçu au Palais National une délégation de Congressman américain autour de sujets d’importance liés à la situation globale du pays ».

Effectivement cette délégation de congressistes américains, avec à sa tête Jeff Duncan, du sous-comité de l’Hémisphère Ouest à la Chambre des Représentants, outre la question de remobilisation de l’armée, a passé en revue avec le locataire du Palais national, plusieurs points touchant d’autres aspects, tels la crise au Venezuela, la santé des relations entre les Etats-Unis et Haïti.

Pour revenir à la question de remobilisation de l’armée pour laquelle des recrutements de 500 soldats. en perspective, ont lieu en l’absence d’un Haut État-major constitué et ratifié par le Parlement, le Chargé d’affaires américain à Port-au-Prince, à l’instar de Kenneth Merten, a réaffirmé le plein soutien de son pays aux renforcements et la professionnalisation de la PNH.

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