Entrée officiellement en vigueur le 1er octobre, la loi de Finances contestée pour le nouvel exercice fiscal continue de faire couler encre et salive. Et le pouvoir devient un peu plus agressif dans sa campagne de communication autour du budget. En conférence de presse le mardi 3 octobre, le secrétaire aux Finances, accompagné des directeurs généraux de la douane et de la DGI, respectivement Joël Janvier et Morlan Miradin, a apporté certaines précisions sur le budget ainsi que des mesures arrêtées pour faciliter la collecte de recettes fiscales et douanières.

Le DG de l’Administration générale des douanes Joël Janvier ( gauche),
le secrétaire d’État aux finances, Ronald Décembre (centre) et le
DG de la Direction générale des impôts (DGI),
Morlan Miradin (droite) en conférence de presse,
le mardi 3 octobre 2017. Photo JJ Augusti

parEvens RÉGIS

Décidément, cette loi de finances ne cessera d’inciter les membres de ce gouvernement à prendre toutes sortes de décisions, et lancer tout type d’arguments afin de non seulement justifier cette loi qui vient d’entrer en application, mais également pour expliquer aux citoyens comment est-ce que cette loi tant décriée est au profit de la population. Après avoir fait la ronde des médias pour expliquer l’ensemble des décisions fiscales, des membres du gouvernement ont, pour une énième fois, fait une sortie rien que pour parler de cette loi.

Ronald Décembre, le secrétaire d’État aux Finances, lors d’une conférence de presse, a fait savoir que les mesures fiscales adoptées pour cette année ne sont pas des mesures criminelles comme certains le pensent. Ce sont des mesures, expliquent-ils, qui visent à atteindre des objectifs spécifiques en vue de soulager les couches les plus vulnérables. Et c’est pourquoi une sélection des contribuables qui paient l’impôt locatif jusqu’au mois d’avril sera faite afin d’organiser un tirage pour trois prix nationaux, les trois véhicules, et 10 prix départementaux qui ne sont pas encore définis. De plus, la réduction de l’impôt locatif est une preuve que ces décisions ne sont pas injustes, selon le secrétaire.

Trois jours après l’entrée en vigueur de la loi de finances, les mots pour justifier le budget sont encore au rendez-vous. M. Décembre a laissé croire que l’augmentation du prix du droit de passeport est juste dans un souci de résoudre le problème d’engorgement au sein des bureaux de l’immigration. Le droit passera de cinq ans à dix ans. Ce qui, selon le secrétaire, aidera à éviter que les citoyens se présentent à l’immigration chaque cinq ans pour demander un passeport. Le secrétaire a également souligné que la matricule fiscale sera modifiée et qu’elle sera présentée normalement sur une carte digitalisée avec photo. D’où l’augmentation de ce service.

En outre, à partir des bordereaux d’impôts locatifs, le gouvernement dit compter organiser, à la fin de l’année fiscale, un tirage afin d’inciter les contribuables à verser les taxes recommandées dans le cadre de la loi. Plusieurs prix sont à gagner, dont un véhicule de marque BMW.

Également présent à cette conférence, le directeur général de la douane a fait savoir que l’institution qu’il dirige commence déjà à prendre les dispositions pour faire entrer en application toutes les dispositions prises dans cette loi sur tout le territoire national. Le directeur général donne la garantie qu’il va surveiller à ce que l’équité fiscale soit respectée pour tous les citoyens du pays. « Si une matricule coûte 1000 gourdes, il n’est pas question qu’un citoyen paye une gourde en plus pour avoir sa matricule », assure-t-il.

Pour sa part, Jean Jorel Janvier, le directeur général de l’Administration générale de la douane (AGD) a fait savoir que le gouvernement a décidé d’enlever les taxes sur l’importation des produits d’énergie solaire. Des mesures pour protéger les usines de productions locales ont également été adoptées, selon ce qu’a fait entendre le directeur général de l’AGD. Concernant la grève annoncée par les employés de l’AGD, le directeur Jean Jorel Janvier a promis de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’empêcher le dysfonctionnement de l’institution.

 

 

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