Taxés de vendeurs de black-out par les tenants du régime Têt Kale 2, les producteurs d’électricité, qui détiennent des contrats jugés juteux pour fournir de l’électricité à l’Ed’H, vont, si la résolution du sénat fait son chemin auprès de l’exécutif et de l’international, se retrouver sur la table de négociation, afin de baisser leurs tarifs.

Le courant ne passe plus entre les producteurs d’énergie et les sénateurs proches du pouvoir actuel en Haïti.

Sur la même longueur d’onde que les membres du gouvernement, les pères conscrits ont votée à l’unanimitéune résolution exigeant la renégociation des contrats passés entre l’État haïtien et les trois plus importants fournisseurs d’électricité dont les centrales de production utilisent le mazout ou le diesel.

Selon l’ancien directeur général de l’Électricité d`Haïti dans le Sud, le sénateur Pierre François Sildor, l’entreprise étatique de distribution d’énergie, Ed’H commercialise à perte les mégawatts achetés à Sogener (Vorbe), E-Power (Rouzier) et Haytrac (Bonnefil).

Cela devient encore plus grave quand on sait que l’Ed’H accuse jusqu`à 60% de pertes sur son réseau, dues aux prises clandestines et à la qualité des éléments composant ce réseau, sans prendre en compte le taux de rendement qui n’est que de 30% et le taux d’accès de 15%.

Dix-sept sénateurs ont donc proposé de la renégociation des contrats liant l’état à ces compagnies privées, qualifiées de vendeurs de blackout, tout en demandant à l’État haïtien de réinvestir le surplus dégagé dans la mise en place d’infrastructures de production d’énergie, particulièrement, dans les villes de province.

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